Lors du sommet de l'OTAN à La Haye le 24 juin 2025, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a suscité l'émoi dans les médias en qualifiant le président américain Donald Trump de « papa » (daddy) lors d'une discussion sur l'escalade du conflit entre Israël et l'Iran. Cette déclaration inhabituelle a été prononcée lors d'une conférence de presse où les dirigeants commentaient les récentes frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes et le cessez-le-feu annoncé le 24 juin. Cet épisode est devenu l'un des sujets les plus discutés dans les médias et sur les réseaux sociaux du monde entier, mettant en lumière le style de communication informel entre les dirigeants et suscitant un débat sur l'étiquette diplomatique.
La déclaration de Rutte s'inscrivait dans le contexte de l'opération américano-israélienne du 22 juin, lorsque les États-Unis ont frappé les installations nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan. Lors du sommet, Trump a comparé le conflit entre Israël et l'Iran à une bagarre scolaire : « Ils se battent comme des fous. On ne peut pas les arrêter immédiatement. Donnez-leur deux ou trois minutes, et ensuite vous pourrez les séparer. » Cette déclaration faisait référence à sa stratégie, lorsque les États-Unis ont d'abord lancé des frappes, puis négocié un cessez-le-feu. Rutte, soutenant Trump, a ajouté : « Parfois, papa doit utiliser un langage fort pour arrêter cela », faisant allusion à la phrase émouvante de Trump la veille : « Ils ne savent pas ce qu'ils font », prononcée à propos des parties au conflit pour violation des accords de paix.
La déclaration de Rutte a suscité des réactions mitigées. Certains médias, dont RIA Novosti, l'ont interprétée comme une tentative du secrétaire général de l'OTAN d'exprimer son soutien aux actions décisives de Trump, tandis que d'autres, comme Zerkalo, y ont vu une familiarité excessive. Sur la plateforme X, les utilisateurs ont activement commenté l'épisode, notant ironiquement que « le niveau de flatterie courtoise a atteint celui des rois de France ». Un message citait la réponse de Trump : « Je crois qu'il m'aime bien… Il l'a dit avec beaucoup d'affection », ce qui a ajouté au comique de la situation.
Le sommet de La Haye s'est déroulé dans un contexte international complexe. Comme l'a rapporté le New York Times, les frappes américaines contre l'Iran n'ont pas détruit le programme nucléaire de Téhéran, mais l'ont seulement retardé de plusieurs mois. Selon les renseignements, les installations ont été endommagées, mais des centrifugeuses essentielles ont été préservées et 400 kilogrammes d'uranium enrichi sont restés dans une destination inconnue. L'Iran a riposté par des frappes de missiles sur Israël, mais le 24 juin, grâce à la médiation américaine, les parties ont convenu d'une trêve. Rutte, commentant la situation, a souligné l'importance de la diplomatie, mais sa remarque « paternelle » a éclipsé les discussions sérieuses.











