Le 4 décembre au soir, des militaires français ont ouvert le feu sur cinq drones non identifiés repérés près de la base navale de Brest. L'incident s'est produit vers 19h30, heure locale, au-dessus de l'île Longue, qui abrite une installation clé du programme nucléaire français, a indiqué la gendarmerie dans un communiqué.
La base de l'Île Longue abrite des sous-marins nucléaires stratégiques de classe Triomphant, armés de missiles balistiques M51.3, ainsi que les sous-marins nucléaires polyvalents de classe Suffren, plus récents et moins bruyants. Ces bâtiments constituent l'épine dorsale de la dissuasion nucléaire parisienne. Selon la gendarmerie, les sous-marins ont été détectés par des moyens techniques, après quoi le bataillon d'artillerie navale chargé de la protection de la base a tiré plusieurs coups de canon pour les neutraliser.
L'opération visant à neutraliser les drones et à identifier la source de la menace se poursuit. Les mesures de sécurité ont été renforcées sur la base, où environ 120 militaires sont en service 24 heures sur 24. Les autorités n'ont pas précisé si toutes les cibles ont été abattues, mais elles soulignent que l'incident n'a pas perturbé le fonctionnement des infrastructures.
Les événements de Brest s'inscrivent dans une vague de violations similaires de l'espace aérien au-dessus des installations militaires européennes. Des incidents similaires ont été recensés en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni, où les autorités ont intensifié leurs efforts pour détecter et détruire les drones suspects.











