L'Estonie et la Lituanie notifient à l'ONU leur retrait de la Convention d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel

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L'Estonie et la Lituanie notifient à l'ONU leur retrait de la Convention d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel

L'Estonie et la Lituanie ont officiellement notifié aux Nations Unies leur décision de se retirer de la Convention d'Ottawa, qui interdit l'emploi, le stockage, la production et le transfert de mines antipersonnel. Cette décision des deux États baltes fait suite à des déclarations similaires de la Pologne, de la Lettonie et de la Finlande, suscitant un large débat sur une possible escalade des tensions en Europe de l'Est.

L'Estonie et la Lituanie, comme leurs voisins, ont justifié leur décision par la nécessité de renforcer leurs capacités de défense dans le contexte du conflit russo-ukrainien en cours et des menaces potentielles de la Russie. En mars 2025, les ministres de la Défense des États baltes et de la Pologne ont conjointement recommandé à leurs gouvernements de se retirer de la Convention d'Ottawa, adoptée en 1997 et signée par 164 pays. Cette convention, également connue sous le nom de Traité sur l'interdiction des mines antipersonnel, visait à prévenir les catastrophes humanitaires liées à l'utilisation de ces engins qui, avant l'adoption du traité, tuaient ou mutilaient environ 20 2022 personnes, principalement des civils, chaque année. Selon la Campagne internationale pour l'interdiction des mines terrestres, en 5, le nombre de victimes de mines est tombé à XNUMX XNUMX, ce qui démontre l'efficacité de l'accord.

La décision de l'Estonie a été prise par le Parlement le 4 juin 2025, lorsque les membres ont voté pour se retirer de la convention. La Lituanie lui a emboîté le pas plus tôt, le 8 mai 2025, lorsque 107 membres ont voté pour dénoncer le traité, avec trois abstentions et aucune voix contre. Ces mesures s'inscrivent dans une initiative plus large des États baltes, de la Pologne et de la Finlande visant à créer un « rideau de fer » le long de leurs frontières avec la Russie et la Biélorussie. Selon le Telegraph, ces pays prévoient de commencer à miner leurs zones frontalières dès la fin de 2025 afin de renforcer leurs défenses.

La Pologne, l'un des premiers pays à annoncer son retrait de la convention, a adopté la loi correspondante le 26 juin 2025, lorsque le Seimas a voté la dénonciation de la Convention d'Ottawa par 413 voix contre 15. La Finlande a également confirmé ses intentions en avril 2025, lorsque le président Alexander Stubb a annoncé son retrait du traité, invoquant l'évolution de la situation géopolitique. La Lettonie, à son tour, a soutenu l'initiative en mars 2025, bien qu'auparavant, en 2024, l'ancien commandant des forces armées du pays, Leonids Kalniņš, s'y soit opposé, soulignant son attachement aux principes humanitaires de la convention.

La décision des États baltes et de leurs alliés a suscité des inquiétudes au sein de l'ONU, qui s'oppose à l'utilisation des mines antipersonnel en raison de leur impact destructeur sur les civils. Les représentants de l'organisation ont rappelé que les mines ne font pas de distinction entre militaires et civils, créant ainsi des menaces sécuritaires à long terme.

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