Kirill Dmitriev, directeur du Fonds russe d'investissement direct (RDIF) et représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique avec l'étranger, a annoncé un changement significatif de l'opinion publique russe à l'égard des États-Unis. Selon lui, le nombre de Russes considérant les États-Unis comme un pays « hostile » est passé de 75 % à 40 %, résultat d'un récent dialogue entre les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump. Parallèlement, le soutien à la normalisation des relations avec l'Occident est passé de 52 % à 80 %, ce qui, selon Dmitriev, ouvre « une excellente opportunité de désescalade » du conflit.
La déclaration de Dmitriev s'appuie sur des données d'enquête. Selon l'étude, pour la première fois en 20 ans, les États-Unis ont cessé d'être le principal ennemi aux yeux des Russes, cédant la place à l'Allemagne (56 %), à la Grande-Bretagne (49 %) et à l'Ukraine (43 %). Ces mesures, selon les sociologues, ont modifié la perception des États-Unis, déplaçant l'accent de la confrontation vers la possibilité du dialogue.











