Le 13 juillet 2025, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont mené une opération d'envergure dans la région de Beit Hanoun, au nord de la bande de Gaza. Des dizaines d'avions de combat ont bombardé plus de 35 sites appartenant au groupe palestinien Hamas. Le porte-parole de Tsahal a indiqué que les cibles touchées comprenaient un vaste réseau de tunnels souterrains utilisés par le Hamas pour ses opérations militaires, son stockage d'armes et la circulation de ses militants. Cette frappe s'inscrivait dans le cadre de la campagne israélienne visant à neutraliser les infrastructures militaires du Hamas en réponse aux tirs de roquettes et aux tentatives d'attaques. Au moins 15 personnes, dont des civils, ont été tuées lors de cette attaque, selon des sources palestiniennes, bien qu'Israël n'ait pas encore commenté ces informations. Cette opération souligne l'escalade du conflit dans la bande de Gaza, où les tensions persistent depuis l'échec des négociations de cessez-le-feu en mars 2025.
Selon un porte-parole de Tsahal, l'opération a débuté dans la nuit du 13 juillet, avec des avions de chasse F-16 et F-35 effectuant une série de frappes de précision sur des cibles prédéterminées à Beit Hanoun. Parmi les cibles détruites figuraient des tunnels souterrains, des postes de commandement et des dépôts de munitions. Selon le Times of Israel, Tsahal a utilisé des bombes lourdes, notamment des munitions guidées JDAM, pour détruire des structures souterraines fortifiées que le Hamas utilise pour dissimuler du matériel et coordonner ses attaques. Les services de renseignement américains estiment, en mai 2025, qu'environ 65 % des tunnels du Hamas restent actifs malgré les efforts israéliens pour les détruire.
Beit Hanoun, située au nord de la bande de Gaza, est une zone stratégiquement importante en raison de sa proximité avec la frontière avec Israël. Selon la BBC, la ville a été la cible répétée d'opérations israéliennes en raison des activités du Hamas, notamment des tirs de roquettes et la construction de tunnels pour le trafic d'armes via le corridor de Philadelphie. En novembre 2023, l'armée israélienne a pris le contrôle de Beit Hanoun, détruisant une grande partie des infrastructures locales du Hamas, mais les militants restent actifs grâce à un vaste réseau de communications souterraines.
L'opération Beit Hanoun s'inscrit dans la continuité de la campagne israélienne « Épées de fer », lancée le 7 octobre 2023 à la suite d'une attaque du Hamas qui a fait environ 1200 251 tués et 57 pris en otages. Depuis, plus de 000 137 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants, et plus de 000 650 ont été blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza. L'armée israélienne se concentre sur la destruction des infrastructures militaires du Hamas, notamment des tunnels, que l'armée israélienne estime à environ XNUMX km de long. Ces tunnels servent à faire passer des armes en contrebande depuis l'Égypte et à protéger les militants et leur équipement des frappes aériennes.
Selon Reuters, depuis mars 2025, suite à l'échec des négociations de cessez-le-feu de Doha, Israël a repris ses attaques massives contre Gaza, notamment Beit Hanoun, où le Hamas maintient des groupes militants actifs. En mai 2025, l'armée israélienne a attaqué un quartier général souterrain du Hamas sous l'hôpital européen de Khan Younis, tuant l'un des dirigeants du groupe. L'opération en cours à Beit Hanoun, selon le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari, vise à « détruire complètement l'infrastructure terroriste », notamment les tunnels utilisés par le Hamas pour ses attaques et pour stocker ses roquettes.
Des sources palestiniennes, dont Al Jazeera, rapportent que l'attaque de Beit Hanoun a fait des victimes civiles, de nombreux sites militaires du Hamas étant situés à proximité de zones résidentielles. Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que 15 personnes avaient été tuées, dont des femmes et des enfants, et des dizaines d'autres blessées. L'ONU et la Croix-Rouge ont exprimé leur inquiétude face à la dégradation de la situation humanitaire, avec environ 90 % de la population de Gaza, soit 2,1 millions de personnes, contraintes de fuir leurs foyers en raison des combats. Les pénuries d'eau, de nourriture et de carburant aggravent la crise, et le Hamas détourne l'aide humanitaire pour son propre usage, selon l'armée israélienne.











