L'armée de l'air américaine reconsidère l'utilisation du bombardier stratégique B-21 Raider pour contrer la supériorité aérienne croissante de la Chine. Le nouveau concept envisage d'utiliser l'appareil comme un véhicule sans pilote transportant des dizaines de missiles air-air, le transformant ainsi en une sorte d'« arsenal volant » destiné à soutenir les chasseurs F-22 et F-35, ainsi que les futurs drones, lors de confrontations majeures en Asie-Pacifique.
Cette initiative est née de l'avantage manifeste de Pékin. Les analystes prédisent que d'ici 2030, la Chine sera en mesure de déployer plus d'un millier de chasseurs furtifs J-20 et J-35, grâce à son vaste réseau de bases. Les avions américains, contraints d'opérer à la limite de leur rayon d'action, risquent de se retrouver avec des munitions limitées. C'est le Commandement indo-pacifique et le Commandement d'attaque global de l'armée de l'air qui ont insisté pour inclure le B-21, doté de capacités air-air, dans les simulations d'opérations militaires.
Le Pentagone est confronté à des défis chroniques dans le cadre de ce projet : une pénurie non seulement de lanceurs, mais aussi de missiles. L'AIM-120 AMRAAM arrive en fin de vie, et l'AIM-260 JATM est trop cher et assemblé en petites quantités. Les experts américains reconnaissent qu'en cas de guerre dans le Pacifique, l'arsenal pourrait être épuisé en une semaine, rendant le recours au B-21 nécessaire.











