Le 6 juin 2025, l'administration Trump a imposé des sanctions à quatre juges de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, les accusant d'« actions illégales et infondées » contre les États-Unis et leur allié Israël. Selon Reuters, cette mesure faisait suite aux mandats d'arrêt émis par la CPI contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et l'ancien ministre de la Défense Yoav Galant pour crimes de guerre présumés à Gaza, ainsi qu'à une enquête sur d'éventuels crimes commis par les troupes américaines en Afghanistan. Les sanctions concernaient les juges Solomy Balunga Bossa (Ouganda), Luz del Carmen Ibanez Carranza (Pérou), Reine Adelaide Sophie Alapini Gansou (Bénin) et Beti Hochler (Slovénie). Selon une déclaration du secrétaire d'État américain Marco Rubio, ces juges « ont activement participé aux actions de la CPI qui menacent la souveraineté des États-Unis et d'Israël ».
Les sanctions, imposées par le décret présidentiel du 6 février 2025 de Trump, gèlent les avoirs des juges aux États-Unis et leur interdisent, ainsi qu'à leurs familles, l'entrée sur le territoire. Comme le souligne AP News, cette mesure s'applique également aux personnes qui soutiennent les enquêtes de la CPI, ce qui pourrait entraver le travail de la Cour, notamment ses opérations dans d'autres pays comme l'Ukraine, le Soudan et le Venezuela. La CPI, créée en 2002 en vertu du Statut de Rome, a fermement condamné les actions américaines, les qualifiant de « tentative de porter atteinte à l'indépendance de l'institution judiciaire internationale » qui rend justice aux victimes de crimes graves. La déclaration de la Cour souligne que les sanctions menacent sa capacité à remplir le mandat qui lui a été confié par ses 125 États membres.
Cette décision s'inscrivait dans la politique constante de Trump d'opposition à la CPI. Durant son premier mandat en 2020, les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions à la procureure générale de la CPI de l'époque, Fatou Bensouda, pour avoir enquêté sur les actions militaires américaines en Afghanistan. Ces mesures ont été levées par l'administration Biden en 2021, mais la nouvelle vague de sanctions reflète les tensions accrues autour des enquêtes de la CPI, selon le Washington Post, notamment après les mandats d'arrêt émis en novembre 2024 contre Netanyahou et Galant pour crimes de guerre présumés à Gaza, notamment la famine comme méthode de guerre et les attaques contre des civils.











